Survol de Saguenay

Une semaine depuis mon dernier vol, c’est trop long! Il faut remédier à la situation. Où aller? Après avoir jonglé avec l’idée d’aller à Rivière-du-loup, j’ai dû me résigner: Le brouillard sévissait et ne si dissiperait que sur l’heure du midi. De toute façon, j’ai une commission à faire à Dolbeau, question d’aller régler une dette d’huile à moteur. Après ça, pourquoi ne pas aller jouer dans le trafic? Le Cégep est terminé pour l’été, mais Exact Air doit bien voler un peu. C’est un départ!

L’aller vers Dolbeau a été trèèèèès long! Je fais quelques expériences pour diminuer ma consommation d’essence. À 2300 RPM, le moteur consomme 7.5 à 8.0 gallons par heure. Le nez est plus en l’air et avec un vent de 20  noeuds, disons que le paysage ne défile pas vite! Malgré tout, nous sommes arrivés à destination 30 minutes plus tard.

Distance totale: 25.08 NM
Altitude maximum: 2100 ft
Vitesse moyenne: 61.85 knots
Durée totale: 00:32:42

Au départ de Dolbeau, je me suis permis de survoler un peu plus le lac qu’à l’accoutumée. J’étais à 3000 pi et le rivage était toujours à distance de vol plané. Nous avons contourné la nouvelle zone exclusive aux drônes au sud d’Alma. Ensuite, direction nouveau site d’enfouissement de la RMR à Hébertville. Wow, on gros projet, tout près de lacs et de chalets… Ça ne doit pas être joyeux pour les propriétaires de ce coin. Finalement, direction Saguenay, pour un survol de la ville. Mon plan est de survoler Jonquière, Chicoutimi et ensuite revenir via Shipshaw pour entrer dans la zone de St-Honoré. C’est la demande que j’ai fait à la tour de Bagotville, mais il faut croire que ce n’est pas facile pour eux de figurer tous ces noms. À ce que je comprends, eux fonctionnent avec des distances à partir de l’aéroport. Ils m’ont même pointé des traffics en me donnant leur position par rapport à l’aéroport: « Traffic, 8 miles à l’ouest, à 1000pi. » C’était à moi à figurer où j’étais et où l’autre appareil devait se trouver par rapport à moi. Disons que ça demande de l’adaptation. Par opposition, un contrôleur de St-Honoré m’aurais dit: « Traffic à votre 2 heures, par 1 miles, en dessous de vous à 1000 pieds ».

La ville était radieuse et les photos ont bien sorties. Après quelques tours au-dessus de Saguenay, il était temps de se diriger vers St-Honoré. Nous remontons donc vers Shipshaw et contactons la tour de St-Honoré sur 118.4. Ils m’indiquent qu’il y a déjà du traffic dans le circuit. Yeah! C’est ce que j’espérais. Le Cégep a fermé ses portes pour l’été, mais les cadets de l’air ont commencés leur formation chez Exact Air. Enfin, j’aurai à trouver d’autres avions dans le ciel et à gérer mon vol pour garder ma place dans le circuit. Un des autres appareils, un Cessna 172, effectuait des simulations de panne moteur. Le contrôleur m’a même demandé d’effectuer un virage par la droite pour lui permettre de passer devant moi. C’est donc la raison de la boucle étrange que l’on peut voir sur la trace GPS en finale sur la 30 à St-Honoré.

Le retour à Roberval a été sans histoires. J’aurais aimé rester bas pour avoir des vents contraires moins forts, mais sous 2500 pi, ça brassait légèrement. Nous sommes donc montés à 3000 pi. Nous sommes passés à la verticale de l’aéroport d’Alma et à ma grande surprise, l’Unicom nous a donné l’altimètre et les vents. C’est une première! Nous avons poursuivi notre route et avons fait un survol de Chambord avant de finir notre vol à Roberval.

Selon le JPI, le vol aurait consommé 19.9 gallons d’essence et nous en avons mis 18.5. Si à chaque vol, le JPI surestime la consommation, je pourrai éventuellement effectuer une calibration. Je dois confirmer le tout dans les prochains vols. Mais bon, 19 gallons pour 2.6 heures de vol à basse altitude, ça me convient parfaitement.

Distance totale: 162.18 NM
Altitude maximum: 3212 ft
Vitesse moyenne: 84.91 knots
Durée totale: 01:58:03