Petit vol à Dolbeau

Faire l’aller retour de Roberval-Dolbeau n’est pas une grande aventure; à peine un saut de crapaud de 15 à 20 minutes dans chaque direction. Malgré tout, chaque fois que je vais là-bas, je découvre toujours quelque chose de nouveau. Par exemple, après avoir discuté avec mon mécano, j’ai pu tester une nouvelle manière de gérer la puissance du moteur. Je pense par le fait même diminuer la consommation de près de 3 gallons par heure!

Ce matin, j’ai pu observer à Roberval un appareil des plus étrange. Bien qu’il soit « particulier », certains diront particulièrement laid, le DA-42 possède tout de même quelques avantages: Il est doté de deux moteurs Diesels qui fonctionnent au carburant pour Jet. Le coût d’exploitation est donc grandement diminué car il ne consomme que 10 gallons à l’heure (5 par moteur). De plus, il est facile de constater que l’aérodynamisme a été soigné. Les lignes sont fluides et la vitesse de croisière est rapide. L’appareil est toujours en construction et si vous désirez vous gâter, prévoyez au moins 600 000$ à votre budget.

Distance totale: 26.7 NM
Altitude maximum: 2142 ft
Vitesse moyenne: 76.35 knots
Total time: 00:28:26

Distance totale: 18.07 NM
Altitude maximum: 2995 ft
Vitesse moyenne: 75.52 knots
Total time: 00:17:36

Déjeuner à Trois-Rivières

Après un samedi à travailler, il était plus que nécessaire d’aller faire un tour d’avion. Le samedi matin avait été radieux et le dimanche s’annonçait identique. Un ennuagement était par contre prévu en après-midi, associé à un front froid. Nous devions donc profiter du matin car le reste de la journée risquait d’amener sont lot d’orages. Il fallait maintenant trouver un prétexte et une destination. Prétexte? Facile: Manger! Destination? Rivière-du-Loup me tente: ce n’est pas trop loin, mais je doute qu’il y ait un resto à l’aéroport. Sinon, il y a La Tuque, mais j’y suis déjà allé. Quoi d’autre? Trois-Rivières? Pourquoi pas! Ce n’est pas trop loin, il y a un resto ouvert le dimanche matin et ce sera nouveau.

Mais, comme les nuages sont supposés entrer vers midi, on planifie tôt: Décollage aussitôt que l’aéroport de Roberval sera ouvert: 8h00 à l’avion, décollage à 8h30 pour une arrivée planifiée à Trois-Rivières à 10h00. On fera le plein (avion et estomac) et on redécollera en direction de Roberval vers 11h00 si c’est possible. De cette manière, on devrait être revenu avant les méchants nuages.

J’ai donc déposé un plan de vol pour un vol de 1h30 avec un décollage prévu à 8h30. Le FSS de la FIC de Québec était très gentil. Il me fit un résumé de la journée qui s’annonçait, côté météo. Il me confirma aussi qu’il n’y avait pas de NOTAM importants pour mon vol. Je n’ai que de bons mots à dire à propos des FSS de Nav Canada. Ils prennent le temps de répondre à nos questions, sont très professionnels et connaissants.

Nous sommes arrivés à l’aéroport vers 7h50, avons sorti GUBE du hangar et fait l’inspection pré-vol. Nous étions prêts comme prévu à décoller à 8h30. Le matin était tranquille. Il y avait une brume à partir de 4000 qui nous empêchait de voir l’horizon, mais autrement, le vol vers Trois-Rivières s’est fait comme sur un coussin moelleux. C’est le premier vol où j’ai vraiment la « chance » d’entendre ce que certains pilotes décrivent comme « l’enfer de 126.7 ». Une cacophonie de pilotes qui font des relevés de positions, partout au Québec. Partout, parce que les ondes radio VHF voyagent en ligne droite, et que deux avions à 4500 pieds se « voient » (il n’y a pas d’obstacles comme la courbure de la terre ou de montagnes) jusqu’à 300km. Donc si les antennes se « voient », on entend ce qui se passe dans ce rayon. Imaginez alors ce que j’entendais à 8500 pieds!

GABC, on est décollé de Gatineau à destination de Lachute, qu’on estime dans 30 minutes.

FXYZ, just above Sherbrooke at 3000, going to Bromont.

FDEF, à St-Esprit, à 10000, largage de parachutistes complété.

GHIJ, verticale de Armagh, 2000 pieds, vers St-Frédéric.

Pouvez-vous imaginer 2 heures de ça, en continue, avec environ 2 secondes entre les transmissions? C’est terrible pour les oreilles! Il faut quand même porter attention, car c’est intéressant de savoir qui vole dans les environs, question de pouvoir les éviter.

Arrivé près de Trois-Rivières, en passant sur 123.0, c’est devenu très calme. Un seul avion était dans le circuit, « Adrénaline 02 ». Il larguait des parachutistes qui viennent atterrir du côté nord de l’aéroport. Ça me stressait un peu, car je ne voulais pas en accrocher un en passant. Le pilote du cessna de parachutisme m’a guidé, en me disant de passer à l’ouest de Charlie. De cette manière, j’éviterais la trajectoire des parachutistes. J’ai intégré le circuit pour la piste 23 par une verticale du terrain et ensuite un vent arrière gauche. L’atterrissage s’est déroulé sans aucun problème. Le vent venait directement dans l’axe et j’ai été capable de sortir via l’Alpha, presque sans faire demi-tour.

CYRQapt

 

Distance totale: 142.49 NM
Altitude maximum: 8927 ft
Vitesse moyenne: 96.56 knots
Total time: 01:34:56

L'ile aux couleuvres

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Sur le Lac St-Jean, près de Roberval

Nous avons fait le plein de carburant et ensuite nous sommes allés bruncher! Disons que le bol de céréales de 6h00 était loin! Les  omelettes étaient les menus de choix ce matin! J’ai déposé mon second plan de vol vers les 11h00, avec un décollage prévu vers 11h30. On arriverait donc vers 13h00 à Roberval. Nous avons décollé à l’heure prévu, mais à Trois-Rivières, contrairement à Roberval, il n’y a pas de FSS pour ouvrir notre plan de vol. Il faut donc contacter la FIC de Québec. « Où est donc cette fréquence? » Après avoir cherché dans Foreflight une station RCO près de Trois-Rivières, sans succès, je me suis résigné à essayer le RCO de Québec. À mon grand étonnement, le FSS a répondu  et la réception était forte et claire. C’est vrai que j’étais déjà à 3000′ quand je l’ai appelé, mais bon, c’est toujours rassurant de savoir que l’on peut leur parler d’à peu près n’importe où. Le plan de vol activé, il restait à attendre 1 heure, le temps de se rendre à Roberval. Plus ou moins, car c’était pas mal plus agité dans le ciel que ce matin, avec des cumulus qui bourgeonnaient un peu partout. En-dessous de ces belles petites boules de ouate, je vous dis que ça monte! On a rencontré des courants ascendants de 300 à 400 pieds par minutes. C’est pas aisé de maintenir son altitude quand on rencontre des choses du genre. Et qui dit courants ascendants dit turbulence. Parlez-en à ma passagère, ce n’était pas aisé de lire un livre pendant ce temps. Malgré tout, le retour s’est bien déroulé. Nous sommes arrivés à Roberval exactement à l’heure prévue. Il ne restait qu’à faire le plein et remplir les logbooks.

Voilà qui conclu ma première vraie aventure avec mon avion. Bien d’autres sont à venir!

Distance totale: 146.56 NM
Altitude maximum: 7933 ft
Vitesse moyenne: 100.51 knots
Total time: 01:30:48

La gang!

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Le ventre plein!

Une accalmie entre deux jours de pluie

De la visite imprévue a été le prétexte à un petit vol au-dessus de Roberval aujourd’hui. Depuis le début de la semaine, les prévisions annonçaient de la pluie mur à mur jusqu’à jeudi, au moins. En scrutant attentivement les prévisions d’aviation, par contre, j’ai cru entrevoir la possibilité d’aller voler en fin de journée aujourd’hui et ça s’est révélé exact.

Donc, quoi faire avec de la visite et une période d’environ 1 heure de vol? Je crois que c’est ce que je vais appeler le « survol touristique express ». Survol de la ville de Roberval, ensuite direction Val-Jalbert pour admirer la chute et le village fantôme et retour au bercail avec un petit crochet vers Mashteuiatsh. Comme je dois penser à moi aussi là-dedans, pourquoi pas faire un ou deux posés-décollés? Alors voilà ce que je proposerai à la visite qui n’a pas le temps de faire un tour du Lac.

Distance totale: 33.4 NM
Altitude maximum: 1680 ft
Vitesse moyenne: 78.69 knots
Total time: 00:31:06

Ville de Roberval

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On peut voir la marina de Roberval au loin

Nous avons également assisté au décollage d’un hydravion sur dolly. Car au printemps, lorsque les hydravions qui ont passé leur hiver sur des skis veulent retourner à l’eau, il faut bien les faire redécoller. C’est là qu’intervient le dolly. C’est une remorque à trois roues sur laquelle on place l’avion sur flottes. L’avion est amené jusqu’à la piste et il décolle sur ses flottes, sur le dolly. Aussitôt que l’avion a quitté le dolly, un système de freinage se met en marche pour immobiliser le dolly sur la piste. Un camion va alors chercher celui-ci. Voici un petit vidéo de l’opération.