Des averses et du vent

Après avoir fait les (des) corvées à la maison, quoi de mieux que d’aller profiter du beau temps pour aller voir en l’air ce qui se passe? Hop, on monte à Roberval et on embarque dans l’avion. Le défi de la journée: gérer les vents à l’atterrissage. Car voici les prévisions pour la période pendant laquelle je voulais voler:

TAF CYRJ 301342Z 3014/3102 34012G22KT P6SM BKN020 BECMG 3014/3016 BKN025 FM301600 35012KT P6SM BKN040 FM302000 36012KT P6SM BKN080 FM302200 02012KT P6SM SCT080 RMK NXT FCST BY 302000Z

En gros, des vents du 340 de 20 avec des rafales 40 km/h qui deviendront vers 14h00 à 20 (sans rafale). La piste à Roberval a un cap de 340, donc pas pire, direz-vous? Détrompez-vous, car les caps dans les prévisions ont comme référence le Nord Vrai (géographique) alors que le cap de piste lui, a comme référence le Nord Magnétique. Il existe à Roberval une différence de près de 20 degrés entre les deux. Les vents viennent en fait du 360 magnétique et deviendront du 010 vers 14h00. Bref, parfait pour pratiquer des atterrissages par vents de travers. Je peux vous confirmer, j’ai pratiqué!

J’ai même dû éviter une petite averse qui passait sur l’aéroport alors que je décollais. Comme elle avait priorité, je suis allé m’amuser ailleurs en attendant!

Distance totale: 46.02 NM
Altitude maximum: 1608 ft
Vitesse moyenne: 76.16 knots
Durée totale: 00:42:12

 

Pratiquer les atterrissages

Le thème de la journée: Atterrissages. Lorsque l’on suit nos cours de pilotages, on nous montre à en faire 3 types. Normaux, courts et sur terrain mou.

Comme le nom le dit, les « normaux » s’effectuent lorsque l’on atterrit sur un belle grande piste d’asphalte, comme on en retrouve dans tous les aéroports digne de ce nom.

Les atterrissages courts servent à « rentrer » sur de petites pistes. Par exemple, à l’Île au grues, la piste mesure à peine 1650pi. Il faut donc approcher à une vitesse réduite, pleins volets. Ensuite, on effectue une prise de contact franche. « Il ne faut pas que ça ait l’air d’un écrasement », me disait mon instructeur. Immédiatement après que les roues ont touché le sol, on remonte les volets et on freine au maximum. Le fait de remonter les volets enlève de la portance aux ailes. Les roues ont donc plus de poids à supporter et risquent moins de se bloquer.

 

Les atterrissages sur terrain mou s’effectuent sur un terrain dont on ne connaît pas la consistance. « Est-ce que mes roues s’enfonceront dans le sol, risquant de faire un cheval de bois? » Dans ce cas, on approche avec pleins volets et on remet un peu de puissance pour toucher la piste avec plus de douceur qu’à l’accoutumée. La clé est de refuser le sol le plus longtemps possible en demeurant à quelques pouces de hauteur quelques secondes.

 

Voilà pour les explications. Aujourd’hui, j’ai pratiqué les atterrissages sur terrain mou et je m’en suis assez bien tiré. Les premiers étaient des normaux simplement plus longs, mais les derniers étaient des « mous » digne de ce nom. Ce qui confirme que c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

 

 

 

Distance totale: 39.87 NM
Altitude maximum: 1617 ft
Vitesse moyenne: 75.03 knots
Durée totale: 00:38:12

La belle journée pour voler

Un vol, un brunch et un spécial Yogi

Dimanche matin, quoi de mieux que d’aller bruncher? Allez hop, on embarque dans l’avion vers 8h30 pour un aller-retour à Dolbeau. C’était l’assemblée annuel de l’aéroclub La Friche et pour l’occasion, il était possible de bruncher au resto spécialement ouvert pour nous. Ce matin, à Alma, c’était très brumeux, mais le ciel s’est dégagé juste avant d’arriver à Robeval. La météo annonçait 40% de probabilités d’averses au cours de la journée. Pendant tout le trajet, il a fallu ouvrir l’œil. Des escadrilles entières d’oies blanches quadrillent le ciel en ce moment. Il ne faudrait surtout pas en frapper une (ou douze) en plein vol.

 

L’aller s’est très bien déroulé: Il n’y avait aucune turbulence. On se serait cru confortablement assis dans le salon, la seule différence étant le ronronnement du moteur. De petits nuages flottaient à 1500′ dans le coin de St-Félicien. Dans le circuit d’atterrissage à Dolbeau, les oies sont réapparues. Il y avait de gros voiliers sous nous alors que nous survolions l’aéroport à 2000′ et juste à notre hauteur lorsque vint le temps d’intégrer le mi-vent-arrière gauche.

Distance totale: 27.19 NM
Altitude maximum: 2264 ft
Vitesse moyenne: 75.41 knots
Durée totale: 00:29:32

Groupe d'oie blanches

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Un groupe d'oies blanches à l'embouchure de la rivière Ashuapmushuan.

 

Pour le retour, une petite pluie s’était mise à tomber alors que nous nous dirigions vers l’avion: Il était temps de partir. Un coup dans les airs, nous avons bien vu que de fortes averses arrivaient. Une partie du ciel était d’un beau bleu accueillant alors que l’autre était grise foncée avec des colonnes d’eau en dessous. On a pressé le pas en revenant: pas le temps de monter plus haut que 1500′, Nous avons intégré une longue finale pour la 16, le vent étant de l’est. Après l’atterrissage, juste comme nous avions fini faire le plein, les gouttes se sont mises à tomber à Roberval. Il était moins une… Pour finir en beauté, nous sommes allés déguster un petit luxe de haute gastronomie locale: un Spécial Yogi!

 

Distance totale: 17.94 NM
Altitude maximum: 1470 ft
Vitesse moyenne: 75.04 knots
Durée totale: 00:16:54

 

Le ciel divisé en deux

Image 1 parmi 3

La partie droite se déplaçait allègrement vers la gauche. Il ne fallait donc pas trop perdre de temps.